Christophe Lemaitre, dernière ligne droite avant Rio


crédit photo : DPPI / KMSP

A l’aube de ses 26 ans, le surdoué du sprint français a accordé au blog playeur.co une interview exclusive avant les Jeux de Rio. Depuis ses premiers 60 mètres à Belley, en passant par sa saison 2015 marquée par des blessures,  jusqu’à ses derniers entraînements en préparation des JO de Rio sur les pistes d’Aix les Bains, le TGV de Culoz s’est confié sans filtre sur la suite de sa saison.

Christophe, tu as connu une saison 2015 un peu difficile, quel bilan tu peux en tirer ?

Saison très frustrante. J’avais pourtant de bonnes sensations après une bonne préparation. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire une bonne saison. Et puis il y a eu cette enchainement de blessures qui a tout compromis. j’ai couru les championnats du monde en étant loin d’être à 100% donc les résultats ne sont pas là.

Comment tu peux expliquer ces nombreuses blessures en 2015 ?

C’est une blessure atypique aux fessiers. Cela n’arrive jamais normalement donc c‘était un peu l’inconnu pour mon staff et moi. On ne savait pas vraiment comment la gérer de manière optimum. On a voulu revenir trop vite pour courir les championnats de France et cela n’a fait qu’empirer la blessure.

Cette année est particulière en raison des JO. Tu penses t’aligner sur les 3 courses ?

Pour le relai et le 200 mètres c’est une certitude. Pour le 100 mètres, ça l’est moins, j’aviserai en fonction du programme des jeux olympiques et des sensations.

Quel sera ton objectif à Rio ?

Repartir avec une médaille en individuel. Après, évidement une médaille avec le relai serait super.

La chaleur de Rio c’est plutôt une bonne ou une mauvaise chose pour toi ?

La chaleur en général, c’est une bonne chose pour le sprint et pour les performances. Ca va courir très vite je pense. Il faudra faire attention à l’hydratation mais les conditions seront bonnes pour tout le monde.

La concurrence de Jimmy Vicaut, pression ou leitmotiv ?

C’est un rival en plus en individuel. Après c’est une bonne chose qu’il soit français pour deux raisons. Tout d’abord, cela permet au relai français d’être plus compétitif sur la scène internationale. Cela me permet également d’avoir de la concurrence à l’échelle nationale et d’avoir des championnats de France relevés.

Tu auras eu la chance d’affronter à de très nombreuses reprises le meilleur sprinteur de tous les temps, qu’est-ce que représente Bolt pour toi ?

C’est certain que pour moi c’est le plus grand sprinter de tous les temps. C’est une chance pour nous de courir avec lui. Grâce à lui les courses sont rapides et il nous pousse dans nos retranchements. Il ne faut pas avoir peur de l’affronter mais simplement profiter de sa présence pour faire mieux.

On a l’impression que tu peux être plus performant sur 200 mètres que sur 100 mètres au niveau mondial, pourquoi ne pas te concentrer sur cette course ?

Effectivement j’ai plus de chances de briller au niveau mondial sur 200 mètres. Mais le 100 mètres m’est bénéfique en terme de vitesse pure et surtout, c’est une course que j’aime tout autant que le 200.

Si tu n’avais pas été sprinteur, qu’est ce que tu aurais fait ?

J’ai fait un DUT génie électrique et informatique industriel. J’aurais aimé le compléter par une licence dans les énergies renouvelables. A la fin de ma carrière, je verrai si je poursuis dans le monde de l’athlétisme ou si je retourne dans les secteurs de mes études.

Jack’s

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