Les drames du sport français


Les événements du 13 novembre dernier ont frappé la France au plus profond de ce qu’elle a de plus beau: la jeunesse, la musique, la fête et ce qui nous intéresse ici, le sport.
En s’attaquant à un symbole de notre pays qu’est le Stade de France, ces terroristes ont voulu nous envoyer un message d’insécurité. Désormais la souffrance pour les familles est à la hauteur de la barbarie d’un tel acte. Par le passé, le monde du sport a été le témoin d’accidents terribles. D’un autre acabit qu’un attentat, mais tout autant cruel pour ceux qui en ont été les victimes.

Dans le registre tragique, la catastrophe de Furiani. 5 mai 1992, l’affiche est belle pour le supporter corse.
Le Sporting Club de Bastia, pensionnaire de deuxième division, reçoit le grand Olympique de Marseille, pour le compte de la demi finale de la Coupe de France. L’affluence prévoit d’être excessive, les ouvriers s’affairent à la hâte pour consolider une tribune en bois inadaptée pour ce genre de réception.
L’excitation, ainsi que l’angoisse sont à leur paroxysme. La sécurité n’est indéniablement pas assurée.
Quelques minutes avant le coup d’envoi du match, alors que les joueurs sont dans les vestiaires, la construction bringuebalante s’effondre. L’effroi est immense pour les supporters, les sportifs mais également les téléspectateurs. Le bilan est lourd, dix-huit personnes perdent la vie et plus de deux mille trois cent sont blessés.

Changement de décor, le « Paris-Dakar », sous son ancienne appellation. Pour ceux qui ne le sauraient pas, à l’origine, le parcours de cette compétition motorisée empruntait l’Afrique après un départ sur le continent européen.
La premier lancement a lieu en décembre 1978. C’est au cours de la huitième édition, le 14 janvier 1986, que se produit un crash d’hélicoptère qui va plonger le peuple français dans la stupeur.
Le véhicule, qui volait malgré des conditions atmosphériques compliquées et la nuit tombante, transportait l’organisateur Thierry Sabine, mais surtout le chanteur populaire Daniel Balavoine.
Avec eux, trois personnes périront dans l’accident. L’enquête montrera que le vol avait été écourté et qu’ils avaient fait appel à une équipe d’assistance armée d’un pick-up pour rejoindre leur destination.
Mais face aux exigences de l’organisateur, le pilote avait été sommé de redécoller, guidé par les phares d’un véhicule au sol.
On apprendra également que l’équipage initial différait aussi. Le chanteur, qui ne participait pas à la course cette année-là, ne devait pas prendre ce convoi. 
En effet, Sabine voulait lui offrir un baptême d’hélicoptère, qu’il avait fini par accepter, non sans craintes.
Dans l’histoire, le destin aura été tout autre pour Patrick Chêne et Patrick Poivre d’Arvor, qui, eux, avaient préféré renoncer à les suivre.

Enfin, restons dans le monde de l’automobile, au cours d’une époquée plus éloignée où la télévision n’était pas encore en couleurs. En ce 11 juin 1955, se déroule, comme tous les ans, la mythique épreuve des 24 heures du Mans. Parmi les engagés, le célèbre Juan Manuel Fangio, « l’as des as » !
La course bat son plein lorsque se déroule le drame. Un freinage trop tardif du leader, l’anglais Mike Hawthorn, qui souhaite subitement rentrer aux stands. Lance Macklin, un autre britannique, se déporte, alors qu’arrive, lancé à pleine vitesse, le français Pierre Levegh.
Il ne peut éviter l’accrochage. La collision est d’une extrême violence et son bolide explose sur le choc. Son moteur est propulsé telle une météorite et percute de plein fouet tout ce qui se trouve sur son passage.
Au final, les autorités annoncent le chiffre de quatre-vingt quatre morts, dont le pilote français, et une centaine de blessés. Levegh sera tenu comme le responsable de cet accident pendant plusieurs années et l’argentin Fangio dira plus tard que, par sa manœuvre, il lui a sauvé la vie.

Klay

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