Les JO et leur retransmission


Les images des JO ont une histoire. Leur diffusion passe par un lieu central «l‘OBS » (Olympic Broadcasting Services, entité du CIO) qui assure la mission de diffuseur hôte, produire, distribuer un flux neutre et complet des épreuves Olympiques (vidéos, ralentis, habillage graphique avec incrustation et nom des athlètes). Il lui revient la charge de fournir ce signal international à l’ensemble des chaines de télévision détentrices des droits, ainsi France Télévision et Canal + vont déployer depuis Paris des retransmissions des épreuves selon les souhaits des Français.

Ce flux neutre, audio et vidéo ne doit en aucun cas privilégier un pays ou un athlète. Le signal transite par le centre international de diffusion à RIO vers le monde entier par satellite. Le service propose des services optionnels, per exemple la location de studios à louer pour les diffuseurs (qui peuvent produire leur propre émission) ou une chaine information olympique à l’usage des diffuseurs nationaux qui propose des vidéos et infos 24h/24 sur les épreuves olympiques. Il gère et propose les positons des commentateurs dans les différents lieux de compétition.

Pour RIO, le service produira 7,000 heures de direct en haute définition, l’audience est estimée à 5 milliards de téléspectateurs dans 220 pays et territoire du monde. D’un point de vue pratique cela représente 52 cars régies du monde entier, soit 83 véhicules et 19 kits de production. L’entité juridique, du service est une société anonyme de droit suisse détenue par le CIO dont le siège est à Madrid. L’institution a été mise en place pour assurer une production de qualité égale sans dépendre des télévisions de pays hôtes.

Les commentateurs

France TV comme d’habitude avec Alexandre Boyon, mais il sera épaulé par le tandem Laure Manaudou et Philippe Lucas. Canal + avec Alain Bernard et l’entraîneur Denis Auguin. BeIN Sports avec Sophie Kamoun qui sera également en audio sur RMC.

« La FFN n’est pas propriétaire des droits des retransmissions pour les Jo », explique Louis Frederic Doyez , Ce sont respectivement le LEN, la FINA qui gèrent avec le CIO.

En France, les directives du Service Public se partagent les droits de retransmission entre les chaines privés à l’image de Canal + et France Télévision pour le Service Public. L’enveloppe budgétaire pour France Télévision englobe la production d’image spécifique, soit pour la réalisation, un producteur local, un studio, des commentateurs pour suivre et développer la ligne éditoriale.

L’évolution majeure dans la retransmission de la natation, « le recours à des caméras perche le long de la piscine , l’implémentation de caméras subaquatiques et en surplomb de bassins qui rythment le déroulement de la course », explique Louis Frederic Doyez. Avant, la Chambre d’appel, constituait une sorte de cénacle où seuls les nageurs vivaient ces instants. Aujourd’hui, une caméra discrète transmet aux spectateurs l’ambiance, les derniers instants avant l’ultime plongeon des compétiteurs.

Ces caméras subaquatiques endossent un rôle d’arbitre lors de discussions sur des points litigieux à l’image de Yannick Agnel lors des sélections pour les JO.

C’est également un enseignement pratique pour decrytper le style de tel ou tel nageur. Le processus de la vidéo vient enrichir le département recherche de la Fédération.

Un seul regret pour ses Olympiades 2016 de Rio, l’immense décalage horaire qui obligera le spectateur à distance à régler son horloge biologique sur le fuseau horaire de l’Amérique du Nord. Les diffusions en direct se situent à partir de 3h du matin… mais les plus sages attendront les résultats aux informations du matin et les différés où hélas on ne peut visionner qu’une partie des séries ou finales.

Anne Elisabeth Liebman

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