Romain Coustrain-Jean, repousser ses limites sous l’eau


On a rencontré Romain Coustrain-Jean, apnéiste français de 23 ans, qui veut continuer à  repousser ses limites sous l’eau.

Romain peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis étudiant de 23 ans en gestion et protection de la nature. Je compte l’an prochain faire une licence professionnelle de diagnostic et inventaire de biodiversité. Originaire du Var (83) je suis passionné de nature, randonnée, de plongée et j’ai un petit faible pour l’informatique.

Comment as-tu commencé l’apnée ?

Déjà petit je m’amusais avec ma sœur à « celui qui tient le plus longtemps sous l’eau sans respirer », à 8 ans je m’entrainais à tenir la minute dans mon bain.
Puis nos parents nous ont fait découvrir la plongée sous-marine. J’en ai fait avec mon père pendant deux ans au Club de Draguignan (83), ça nous rapprochait et ça me plaisait beaucoup. Notre site d’entrainement était l’ile du Lion de Mer à Fréjus. Mais j’ai du arrêter à cause des études en internat.
À 15 ans j’ai vu un documentaire d’apnée où un apnéiste remontait en monopalme.
J’ai vite été fasciné par cette nage et j’ai voulu m’y mettre.

J’ai donc acheté ma première monopalme en plastique après un petit job de vacances. Ça a été le coup de foudre, je voulais nager comme un dauphin, pouvoir aller plus bas… recherchant constamment une symbiose. Maintenant, nager avec des bi-palmes me paraît moins intéressant. À la moindre occasion de pouvoir pratiquer la monopalme, je l’emmenais et je plongeais. Descendre par mes propres capacités procure un plaisir très différent qu’avec une bouteille d’air.
C’est difficile à décrire… la sensation de liberté, de légèreté, gracieuseté, voler comme un oiseau, évoluer comme un poisson, faire qu’un avec le monde sous l’eau… c’est ce que je recherche et je souhaite que ça dure de plus en plus longtemps. C’est comme une drogue.

Passé mon bac, ma décision était prise ! Je voulais aller plus bas, plus longtemps, aller chercher ce bonheur. Je voulais faire de l’apnée ! Arrivé à la fac à Chambéry je me suis renseigné pour intégrer le Club de Aix-les-Bains.
Mais pour des raisons de mobilité j’y ai renoncé. Ne réussissant pas dans cette formation je me suis donc réorienté sur un BTS de Gestion et Protection de la nature prés de Niort en Deux-sevre. Là j’y ai appris qu’il y avait un club avec une commission apnée. J’avais maintenant le permis de conduire, alors je me suis jeté à l’eau sans hésiter.

Petit fumeur de tabac depuis mes 18 ans je me suis dit aussi que ce serait un bon prétexte pour arrêter définitivement, adopter un mode de vie plus sain.
Et ça porte ces fruits… ne fumant plus, mes performances augmentent, donc j’ai envie de progresser et donc encore plus envie d’arrêter de fumer. C’est extrêmement motivant !

Quels sont tes prochains objectifs ?

Justement j’ai réussi à faire 4 minutes aux 2 derniers entrainements de statique et validé mon niveau A2. C’était déjà un bel objectif pour cette saison. Il faut maintenant maintenir ces 4 minutes pour habituer mon organisme à ce temps.

Dans le futur proche j’ai plusieurs objectifs :

– Atteindre progressivement les 5 minutes d’apnée statique.
– Progressivement améliorer mon apnée dynamique, arriver à tenir des longueurs de 50 mètres brassé.
Ce stage intensif, raison du lancement de ce crowdfunding pour espérer pouvoir y participer, devrait m’y mettre un bon pied à l’étrier.
– Enfin améliorer ma nage en monopalme.

À la prochaine saison je m’entrainerais pour passer le niveau A3 (sauf si j’ai le niveau AIDA 3 de validé pendant le stage, il faudra voir avec les équivalences de niveau). Sous les avis de mon club actuel, j’aimerais aussi tenter de faire des compétitions à cette prochaine saison. Je pense qu’à terme j’arriverais à des résultats intéressant pour mon cas. Pour la suite on verra bien comment ça se passe.

Pourquoi avoir lancé une campagne de crowdfunding ?

Je suis étudiant. Les fins de mois sont parfois difficiles et j’essaye d’éviter de mettre tout sur le dos de mes parents qui me soutiennent déjà beaucoup.
Je n’ai pas réussi à trouver de travail étudiant pendant ce BTS et donc je ne peux pas financer tout seul ce stage.
Néanmoins mes entraineurs en club m’ont vivement conseillé d’y participer si je le pouvais. Après m’être documenté sur des possibilités de financements j’ai trouvé le crowdfunding sportif. L’idée me paraissait géniale et à la fois difficile à mettre en œuvre : je suis jeune, étudiant sans emploi, mon projet est très basique et je n’ai pas de notoriété comme beaucoup d’autres sportifs ayant recours à cette solution. Prendre une décision n’a pas été simple.
Je suis donc parti du principe de qui ne tente rien n’a rien.

Pourquoi avoir choisi Fosburit ?

Le site m’a parue clair, bien expliqué et construit. Le style de page me plaisait et annonçait clairement qu’on serait accompagné le long de la campagne. J’avais effectivement déjà ouvert un compte sur d’autres sites pour voir leur fonctionnement et c’est Fosburit qui a été le plus réactif en m’appelant directement sur mon portable. Je me suis senti du coup entre de bonnes mains pour ce projet. Bref, plus en confiance par rapport aux autres sites.

As-tu un sportif comme modèle ou du moins qui t’a inspiré ?

Guillaume Néri !
J’aime beaucoup ce qu’il fait, ces interventions, ces conférences, son parcours… et on est de la même région (PACA) ! J’aimerais beaucoup le rencontrer et apprendre de lui.

Le mot de la fin ?

Poursuivez vos rêves sans relâche!
L’homme est un poisson comme les autres ~

Pour soutenir Romain et l’aider à repousser ces limites, c’est par ici

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