Romain Smet, de l’expérience pour encadrer cette jeune équipe


Entretien pour le blog playeur.co avec le directeur sportif du team Payname, Romain Smet. Cet ancien coureur de haut niveau veut mettre son expérience au service de cette jeune équipe cycliste.

Romain, qui es tu ?

Je suis né à Toulouse et j’ai grandi en Ariège, mes parents habitent dans les hauteurs près de Foix et c’est là-bas que j’ai fait mes gammes de cycliste. J’ai maintenant 29 ans, je suis marié et j’ai un fils qui va avoir deux ans le 13 juillet prochain.

Avant d’être directeur sportif tu as été coureur, pourquoi avoir fait ce choix de passer dans le staff ?

J’ai pratiqué le vélo à haut niveau pendant plusieurs années avec l’objectif de passer professionnel. Je suis issu de l’ancienne école où l’on faisait des bornes et des bornes. Lorsque je suis parti en Charente, j’ai commencé à faire des exercices spécifiques. J’ai compris petit à petit pourquoi je les faisais et à quoi cela me servirait. En 2011, je savais que mon rêve ne se réaliserait pas et puis j’avais fait le tour de la question. De plus, lors de cette année-là, j’avais pour mission, au sein du CD16 Cyclisme, d’encadrer le centre de formation. C’était tout nouveau pour moi et je prenais beaucoup de plaisir à donner des conseils à ces jeunes (cadets et juniors). Ils m’ont donné envie de poursuivre l’aventure. Et donc fin 2011 j’ai eu l’opportunité de poursuivre ma carrière dans le milieu du cyclisme en passant le DEJEPS par l’intermédiaire du CD16 Cyclisme. Continuer à vivre de ma passion. J’avais et j’ai toujours des choses à transmettre aux autres et surtout aux jeunes. Aujourd’hui je suis content et heureux d’être dans le staff, surtout dans la Team Payname. Mon objectif est toujours d’apporter quelque chose et que cela soit surtout constructif pour tout le monde.

Comment es-tu devenu le directeur sportif de la team payname ?

Cela s’est fait un peu par le bouche à oreille je pense. D’abord j’ai revu Michel Puntous (mon ancien entraîneur lors de mon passage au CRESP de Toulouse entre 2003 et 2007) sur une épreuve junior au mois d’août. Puis Michel m’a contacté en octobre afin de me faire part du projet Payname, sans m’en dire plus et sans me donner de nom. J’étais effectivement intéressé bien que j’ai un emploi en CDI.

Quelques semaine plus tard Max m’a contacté. Le projet Payname m’a tout de suite plus. J’ai senti dans son discours que cela serait quelque chose d’innovant. De la formation, du collectif, de la jeunesse, de l’avant-gardisme, tout ce qui est pour moi l’avenir du cyclisme. Lors de notre échange avec Max, il s’est passé quelque chose pour ma part. J’avais l’envie de faire parti de ce fantastique projet. Aujourd’hui je suis heureux lorsque je pars en déplacement avec l’équipe. Les coureurs sont respectueux, gentils, à l’écoute, demandeur et plein d’envie et ça c’est génial. J’en profite pour les remercier d’être ce qu’ils sont.

Quel est ton rôle au quotidien ? Auprès des coureurs et en dehors des courses ?

J’ai plusieurs rôles. J’essaie d’aider Max sur la logistique des véhicules et sur le côté organisation des déplacements. Il est vrai qu’avec mon travail je ne peux pas m’investir comme je le souhaiterai. Auprès des coureurs je fais en sorte d’être le plus disponible possible lorsqu’ils me le demandent et lorsque j’en ai la capacité. Je prête aussi mon ancien matériel (roues, compex, casque de clm,…). J’essaie d’apporter le maximum de choses pour la Team et me rendre disponible le plus possible. Enfin, depuis mi-novembre, j’entraîne Nicolas Chatelet et depuis début janvier j’ai aussi à ma charge Arnaud Gleizes. Pour ces deux coureurs, j’effectue leur plan d’entrainement et on fait également un retour sur les courses. Je suis fier car la seule victoire, que la Team ait sur route, est la victoire de Nicolas lors de Montauban Lafrançaise qui représentait son premier objectif de l’année.  Arnaud, lui, a obtenu la plus belle place de l’équipe sur une épreuve Elite (2ème au vin du Blayais derrière Morgane Lamoisson). Il est aussi le seul coureur à avoir marqué des points en Coupe de France.

Quel bilan fais tu de ce début de saison ?

Je dirai qu’il est « mitigé » car dans l’ensemble les résultats arrivent au fil des mois, mais il manque encore « LA Victoire » que tout le monde attend. On passe à chaque fois à côté pour diverses raisons et c’est rageant pour tout le staff, cependant on a confiance en eux et on sait qu’ils ont les moyens d’y parvenir. Maintenant, à eux de continuer d’être sérieux et de s’entraîner comme il le faut.

Quels sont les objectifs pour fin 2016 ? Et pour 2017 ?

Gagner la coupe de France DN3….Plus sérieusement, on sait que pour jouer avec le haut du tableau ça va être dur. Sur les trois dernières manches il nous faudra marquer le maximum de points afin de viser le meilleur classement final et aussi pour prendre de l’expérience pour l’année prochaine. Donc, objectif Coupe de France mais aussi ramener cette fameuse Victoire, que ce soit pour les coureurs, le staff mais également les collaborateurs de chez Payname (qui au passage est devenu Morning le 3 juin dernier). On peut faire d’une pierre deux coups….Je lance un petit message aux coureurs en passant (lol). Pour 2017, l’objectif serait de passer en DN2, je crois que cela est réalisable.

Quelles sont les qualités que doit avoir un bon directeur sportif ?

Pour moi chaque directeur sportif a sa manière de fonctionner. Un bon DS doit déjà connaître la forme du moment de ses coureurs. Ensuite il doit être bon en management et être aussi constructif avec les coureurs. Il doit avoir une bonne maîtrise du volant et être réactif dans toutes circonstances. Pour finir, sans un bon staff il n’y a pas de bon DS. Le mécano, le soigneur, le manager, tous permettent au DS de bien faire son travail. Sans eux, tout cela serait impossible. J’en profite pour remercier tout le staff, Rémi, Léo, Guillaume, Valéry de Valnutrisportshop et sans oublier Cédric et Max. C’est grâce à toutes ces personnes que je peux faire mon travail dans de bonnes conditions, ainsi que les coureurs.

 Les JO approchent, quelles épreuves vas tu suivre en particulier ?

C’est vrai que cela approche à grand pas. Toutefois, j’aime le vélo mais j’aime surtout le sport. Donc je commencerai par suivre la Coupe d’Europe de Football en juin. Ensuite, je suivrai le Tour et puis les JO. Je suis quelqu’un de multisport donc pendant les JO je suivrai le maximum de compétitions. Un bon match de Hand, de Foot, de Basket et même un combat de boxe en passant par de l’athlétisme, tout cela me fait monter le palpitant surtout lorsqu’il y a la France engagée. J’aime le côté stressant que peut provoquer le sport. Je suis un supporter du TFC et j’ai aimé la fin de championnat de Ligue1 avec un maintien obtenu lors de la dernière journée et dans les dernière minutes. Ce sont des sensations que j’aime. Concernant les épreuves de cyclisme, je suis issu de la route, mais j’ai aussi fait un peu de piste, et comme j’aime bien m’ouvrir aux autres disciplines je privilégierai sûrement le VTT. Si cela m’est possible, j’essaierai aussi de suivre l’épreuve de l’omnium sur la piste.

Jack’s

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